Uma Musume: Pretty Derby (Saison 2) - Mon corps a ses raisons que ma raison ignore

  ·  Yamakyu ·  ALERTE GROS PAVÉ, anime, Sama, Uma Musume, Pretty Derby, UMPD, Gacha, Waifu, frisson, hype ·  0 commentaires

[Juste avant de me lancer dans des élucubrations bordéliques qui illustreront ma difficulté à écrire ce post, je me permet de vous avertir de sa totale non-pertinence ; vous ne sortirez pas grandi ou plus cultivé ou plus quoi que ce soit de cet article. Vous n'en tirerez rien. C'est un post finalement assez perso (il est peut-être/probablement relatable cela dit) où je vais parler de moi first and foremost. Au mieux vous trouverez ça divertissant, au pire ce sera cringe :> Advienne que pourra. Honnêtement ça m'importe peu, tant que je peux sortir toutes ces pensées et réflexions de ma tête.

Par contre j'envisage très fortement de faire un post plus classique -typé "impressions"- sur Uma Musume: Pretty Derby dans les jours à venir (il est déjà presque entièrement écrit). Donc si vous vous attendiez à trouver une review ou quelque chose qui y ressemble, je regrette de vous annoncer que vous êtes légèrement en avance sadly. Vous pourriez par exemple aller voir chez Amo p't'être plutôt ; j'ai pas encore lu son post sur la saison 2, mais ses impressions sur la S1 avaient été mon point d'entrée vers Uma Musume.]




Maintenant que c'est dit....

J'hésitais à sous-titrer ce post avec "Caisse de résonance", qui aurait fait un sous-titre parfait.... si ce n'est que c'est pas du tout parlant. On va revenir sur cette notion de caisse de résonance néanmoins car ce que je vais essayer de vous décrire pendant ces X millions de mots c'est exactement ce feel. En fait pour être honnête je sais résolument pas comment le dire en deux mots sans que ça fasse genre *super bizarre*, donc, euh, ça va être bizarre, voilà... : pour des raisons que je ne saisis pas pleinement, l'anime Uma-Musume: Pretty Derby me fait *grave* de l'effet.
Désolé c'est vraiment weird à dire, mais je vous promet que c'est pas exactement ce que vous croyez. Restez avec moi, j'vais faire en sorte que ce soit intéressant.


Vieux trailer, j'ai jamais entendu parler d'une bonne partie de ces persos ha ha.


Pour dire les choses autrement, c'est pas simplement que j'aime les développements qui sont proposés dans l'anime, ou que l'évolution des personnages me rend enthousiaste, ou que je m'accroche au récit, ou que je suis réceptif aux nombreuses autres qualités de la série (spoiler : ces 4 points sont valides) ; ça va au delà de ça. Genre. Je suis -dans le sens le plus littéral possible- complètement secoué par cet anime. Tout bêtement, Uma Musume me donne massivement des frissons. Et par "massivement" je parle de quantités, intensités, fréquences et durées clairement inhabituelles. Il s'agit pas seulement de mon appréciation de l'anime pour ses qualités, c'est vraiment mon corps qui réagis continuellement à Uma Musume, et amplifie ce que l'anime propose, comme si j'étais une caisse de résonance. Et je ne comprends pas pleinement ça. C'est un peu, euh, je vois Uma-Musume, et l'entièreté de mon être physique est là en mode "YEEEEEESS THAT'S THE GOOD STUFF". Heck, la plupart du temps juste revoir des screenshots de l'anime ça va me donner des frissons, et parfois même juste y penser !

En vrai c'est très agréable hein, c'est un mood complètement fou, je vous souhaite de vivre ça un jour.
Mais c'est aussi super weird d'avoir une réaction physique si marquée et si systématique d'une part, et d'autre part qu'elle soit provoquée spécifiquement -of all things- par Uma Musume. Parce que -j'y reviendrais- pratiquement rien ne me prédisposait à ne pas être tout simplement indifférent à cette série. Mais voilà. La finalité c'est que au delà des nombreuses raisons que j'ai d'apprécier l'anime, il y a que bah Uma-Musume a un contrôle total sur toutes les vannes qui régulent mon circuit de la dopamine/serotonine/adrénaline/endorphine/whatever molécule lié à la hype/récompense, et autres acteurs biologiques responsables de ces incroyables frissons qui ont intensément rythmé mes visionnages des deux saisons d'Uma Musume: Pretty Derby !

Daitaku Helio qui résume casuellement en 2 lignes de dialogue l'intégralité de ce post.


Si j'ai bien saisi, Uma Musume: Pretty Derby  est à la base un jeu japonais sur mobile de type gacha (donc avec des chances aléatoires d'obtenir différents personnage dans un vaste casting) ; on y entraine des filles-juments, pour les faire courir lors de courses hippiques épiques en hippodrome, et dont les 3 gagnantes célèbrent leur victoire lors d'un concert d'idol enflammé.

:D

Je vous accorde que c'est un peu inattendu comme pitch... et honnêtement si c'était pas que j'y avais été "préparé" par des trucs comme Kancolle/Azur Lane et leurs filles-bateaux qui font la guerre et du roller sur l'eau, ou Touken Renbu et leurs mecs-sabres qui font des trucs de mecs-sabres, j'en serai sans doute pas resté à un simple (très large) haussement de sourcil en voyant mon Twitter feed parler d'Uma Musume y'a 3 ans, pendant la diffusion de la première saison. Finalement est-ce que c'est pas quand ce genre de synopsis te laisse indifférent que tu sais que tu joues trop à des jeux vidéo japonais, ou que tu mates trop d'anime ? Toujours est-il que derrière ce postulat, qui semble escalader vers de nouveaux horizons à chaque virgule, se cache en fait un jeu mobile dont les revenus escALADENT VISIBLEMENT VERS DE NOUVEAUX HORIZONS -si je me fie à ceci- depuis la diffusion de la saison 2 de l'anime (dont on va parler aujourd'hui). Je crois comprendre que le jeu vient tout juste de sortir actually (genre, cet hiver pendant la saison 2 de l'anime or something like this ?), bat des records depuis, et continue d'imprimer de l'argent à l'heure aujourd'hui encore (Uma Musume S2 c'était hiver 2021 donc c'est encore tout frais). Heck, les ventes de BluRay de l'anime suggèrent également *un certain succès* à priori so far. Après j'ai cru comprendre que les courses hippiques au Japon c'était plutôt un big deal, du coup je peux imaginer que mélanger ceci + waifu collector + idols + gacha soit une formule qui ait un peu de sauce. Mais autant ? Je sais pas trop. En tout cas le visionnage de la S2 m'a grave donné envie d'essayer le jeu un peu.


La course commence à 1m10


Sadly j'arrive pas à imaginer qu'il puisse être un jour localisé hors de l'Asie (j'adorerai avoir tord), donc on se contentera sans doute de regarder de loin en se disant que ça restera sans doute une exclu japonaise. Et c'est sans doute pas plus mal en ce qui me concerne, car je suis pas certain d'avoir besoin d'une obsession supplémentaire.

Du coup à défaut de pouvoir jouer au jeu, j'ai pleinement apprécié les deux saisons de l'anime (plusieurs fois). Et comme je disais en début de post, je pèse mes mots en disant "pleinement", car je me suis pas contenté d'apprécier l'anime pour son propos, sa DA, ses persos, ses développements, son écriture, etc... bref, pas seulement pour sa qualité d'anime, mais aussi parce que somehow toutes les cellules de mon corps ont décidé qu'elles existent pour Uma Musume, et ont physiquement intensifié l'expérience de matage de la série, qui a donc provoqué chez moi une quantité jamais vue de frissons. Et c'est principalement de ça que j'ai envie de parler aujourd'hui.

Dernier rappel que ceci n'est pas une review ou une critique (c'est prévu pour dans quelques jours ~).Ca va être très "je", tout le temps, parce que là j'essaie de décortiquer un feel ; j'ai besoin de sortir ceci de mon esprit car depuis que j'ai maté la saison 2 de Uma Musume ça bourdonne dans ma tête mdr. Ce ne sera pas méga spoilant, car je vais finalement assez peu développer des éléments de l'anime. MAIS j'ai mis des extraits de temps plus ou moins forts de la S2.

Still, à partir de là je considère que vous avez maté la saison 2 de Uma Musume: Pretty Derby, ou que vous ne voyez pas d'inconvénients à être spoil même légèrement (ce serai vraiment dommage, c'est un très bon cru). Maintenant, cette saison 2 est au pire assez solide, et au mieux très bonne, du coup je dirais que c'est une vraie strat de mater la chose sur Crunchyroll, et revenir plus tard si vous voulez lire ce post !

Malheureusement la saison 1 est maintenant absente du catalogue de Crunchuroll, mais je dirais que la saison 2 se suffit amplement en elle même, et prends le temps d'introduire tout ce qui nécessite de l'être (c'est à dire vraiment pas grand chose). Évidemment, avoir vu la S1 vous permettra d'apprécier la S2 à son plein potentiel, mais je pense sincèrement que la perte induite par le fait de ne pas la mater est assez moindre : surtout des running gags, et le pourquoi du comment des relations de quelques personnages (mostly secondaires). La S2 me parait vraiment être un full package complètement autonome.
Mes deux centimes.

Anyways, ce post sera assez différent de ce que je fais "habituellement". Ça a été assez difficile à écrire, et j'imagine que ce sera pas la lecture la plus smooth qui soit, mais j'espère que ce sera divertissant malgré tout ! Parce que, bon, fichtre, je m'expose là quand même mdr.
Comme je disais, un post plus typé "impressions " (qui sera très spoilant) arrive dans quelques jours ! Car si vous pensiez que j'allais mettre du Uma Musume sur BSOL sans vous parler de Rice Shower et Nice Nature, *vous avez tord* :9

Quand je galère à écrire ce post et que j'ai besoin de me re-motiver un coup è_é

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Monster Hunter World est le premier Monster Hunter ever auquel j'ai pas *envie* de jouer

  ·  Yamakyu ·  Jeu vidéo, Monster Hunter, MH, ALERTE GROS PAVÉ ·  2 commentaires

(on dirait un titre de light novel ha ha)

(comme presque tout mes titres d’articles en vrai ceci dit)

Depuis ma découverte de la licence avec l’opus Monster Hunter Tri, sur Wii, j’ai toujours été ultra hype pour jouer à d’autres épisodes. Mais Monster Hunter World est le premier Monster Hunter qui -en tant que joueur- me laisse vaguement indifférent. Et pendant un temps j’étais vraiment pas ultra en paix avec ça.

Il suffit de voir le succès que le jeu a, auprès des fans de Monster Hunter d'une part, mais surtout auprès des gens pour qui c'est le premier Monster Hunter. Quand tu vois à quel point MH World marche auprès du grand public, t'en oublies tout de suite qu'originellement -en dehors du Japon- Monster Hunter c'est une saga de niche (et encore, si c'était pas que j'avais la flemme de documenter ce post ça me botterai de savoir si au Japon c'est pas aussi une niche (une grosse niche, mais une niche quand même, maybe)).


Obligatory image générique de Monster Hunter World

Mais aujourd'hui Monster Hunter World c'est un succès qu'on peut pas nier (which is great). Avec ses nombreuses améliorations de qualité de vie, ses superbes visuels et son côté "environnements ouverts dans une nature sauvage vivante" très poussé, Monster Hunter World semble avoir réussi à atteindre un public que les précédents Monster Hunter.... n'ont peut-être jamais essayé d'atteindre, en fait.

Ce que je veux dire, c'est que Monster Hunter World est un jeu résolument moderne. En plein de points. Et ça en fait un jeu différent de tout les Monster Hunter précédents. C'est tout bête hein, mais cette somme de nouveaux éléments/ajustements/modifications dans MH World (par rapport aux MH “classiques”, c’est à dire, tous les autres) en fait finalement un jeu nouveau. MH World c'est toujours un Monster Hunter par essence : tu chasses des monstres, pour en faire de l'équipement qui pèse plusieurs fois le poids de ton perso, pour pouvoir chasser des monstres plus gros, pour pouvoir faire encore plus d'armes et d'armures, repeat for infinite équipement.
Mais Monster Hunter World, je dirais que c'est une réinterprétation de cette formule. C'est une expérience autre. C'est une distinction suffisamment nette pour qu'on le qualifie de moderne, par rapport aux classiques. Et je m'interroge sincèrement si Capcom essayait réellement de faire de Monster Hunter une licence grand public jusque là, étant donné qu'on est resté sur la formule classique depuis...2004.

Perso, comme un certain nombre de joueurs, j'ai découvert Monster Hunter avec Monster Hunter Tri sur Wii. J'étais vraiment nul au jeu, je me faisais déboiter par le Grand Jaggi au début et j'ai mis 150 ans à percuter qu'on est pas obligé d'attendre qu'un monstre soit spécifiquement dans son animation de fuite en boitant pour le capturer. Bref, j'étais nul, j'ai git gud, et c'est devenu super comme expérience. J'avais beau ne pas pouvoir jouer en ligne (RIP Deviljho et Alatreon), j'ai quand même 170+h sur MH3 avec seulement le solo, je vivais ma meilleure vie, c'était cool. Grand Jaggi forever in my heart.


Entres autres choses, ce post va être plein d’anglicismes et de termes anglais. Deal with it :>

J'avais kiffé MH3 au point que tous les Monster Hunter dont j'ai entendu parler après MH3 (exception faite de MH World, du coup) m'ont fait extrêmement envie. J'ai voulu jouer à MH3 Ultimate sur WiiU parce qu'une version enhanced de MH3 (qui m'avait fort fort plu), bon, ça s’annonçait très hype. J'ai voulu me mettre à Monster Hunter Frontier G en voyant qu'on pouvait utiliser des tonfa comme arme (c’est comme si on pouvait punch les monstres to death). J'ai voulu une 3DS pour jouer à MH4 (avec le 2e stick™ mdr), qui apportait pour la première fois de la verticalité dans le gameplay, et une arme pour aller avec cette nouvelle feature : l'insectoglaive. J'ai voulu jouer à MH4U, qui était une version enhanced de MH4, avec encore une nouvelle arme, la volto-hache. J'ai voulu jouer à MH Generations (= MH X (cross) au Japon), qui apportait les arts de chasse et les styles de chasse, pour nuancer le gameplay. Et j'ai voulu jouer à MH Generation Ultimate (= MH XX (double cross) au Japon) pour son contenu massif, et ses nouveaux arts et styles de chasses (+ il est sur Switch (très important)). D'ailleurs je l'ai acheté et je vis ma meilleure vie.

Par contre Monster Hunter World, j'étais ultra hypé quand il a été annoncé et qu'on en a vu les premières images, vidéos de gameplay, etc (boy ce que ce jeu est beau ptain). Puis le jeu est sorti, et après en avoir vu quelques vidéos j'ai assez vite perdue l'envie d'y jouer.
J'adore mater des gens y jouer, le jeu à d'innombrables nouvelles features/améliorations ultra coolos, les environnements (interactifs ou non) sont assez impressionnants, ce qui fait de MHW un vrai plaisir pour les yeux. Y’a un côté "spectacle" très notable dans MH World, et qui était (existant mais) assez moindre dans les précédents opus. Mais MH World c'est le premier Monster Hunter ever auquel j'ai pas envie de jouer, moi même.

Alors attention. Je dis ça en étant parfaitement conscient que si vous me le mettez dans les mains je vais kiffer de ouf et m'investir à fond dedans et ça va être le feu. Y’a un total de zéro doute là-dessus. C'est juste que MH World semble chercher à offrir une expérience de jeu qui match moins celle que je recherche (même si ultimately l'expérience que MH World propose est sans aucun doute très bonne). C'est une évolution qui dérive un peu de ce qui m'attire dans Monster Hunter si on veut. Et pendant très longtemps ça m'a confusé de ouf. Parce que depuis mon premier contact avec la saga (MH3 sur Wii), Monster Hunter ça m'a toujours mis des étoiles dans les yeux. Toujours.


Y'avait des guerres de territoire dans Monster Hunter bien avant que ce ne soit cool

MH World par contre m'en a mis plein les mirettes avant son lancement, mais après avoir vu comment il se joue le soufflé est progressivement retombé. C'qui était jamais arrivé auparavant. Généralement je perds ma hype pour un MH... quand il y en a un nouvel épisode qui sort (as in, je considère pas MHGU comme un "nouvel" opus, étant donné que c’est un portage HD de MH Gen avec du contenu en plus, en gros, MH Gen étant sorti bien avant MH World).
C'est pas tant qu'il me fasse ouvertement "pas envie" (= rejet), juste qu'il ne suscite pas d'envie (= attrait) non plus. MH World me laisse finalement assez indifférent, et boy j'ai mis très longtemps à.... "comprendre" cette perplexitude, et à être en paix avec ces impressions mitigées.
L'idée étant que, maintenant, c'est le cas.


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Yo, j'ai fait un petit jeu // Yo, I made a little game

  ·  Yamakyu ·  Yamakyu Gaming, jeu vidéo ·  3 commentaires

[FR/EN post]


C’est vraiment vraiment pas grand-chose, mais j’ai fait un petit jeu. C’est un jeu de tir en 2D dans l’espace, en scrolling vertical, sur Unity.

Vous savez peut-être que je vise la création de jeux vidéo comme activité professionnelle, en tant que sound designer. De fait, je me documente beaucoup sur des problématiques de création de jeux vidéo, et dernièrement j’utilise un peu de mon temps (que je devrais utiliser pour écrire des articles sur BSOL *tousse fort*) pour mettre les mains dans le cambouis.




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Pourquoi je ne sais pas noter ?

  ·  Nomeji ·  anime ·  3 commentaires

Lorsque j’ai commencé à me mettre sérieusement aux animés, une question épineuse s’est posée : comment garder le suivi de ce que je regarde ? La réponse finalement évidente était bien entendu le génialissime site MyAnimeList (MAL). Cependant une deuxième s'est rapidement soulevé : comment classer ce que j’ai regardé ? Comment faire la différence entre ce que j’ai aimé ou n’ai pas aimé, et à quel degré ? La réponse donné par MAL et tout autre site du genre est une note, souvent sur 10. À l’époque étant dans le feu de l’action et étant plutôt focalisé sur me souvenir de ce que j'avais vu et quand je l’avais vu, je n’ai pas prêté trop d’attention à ces notes. Je les ai mises sans trop y réfléchir. Mais ça a fini par me tracasser. « Pourquoi j’ai mis 8 à K-On! alors que c’est probablement un des meilleurs animés que j’ai vu de ma vie ? Pourquoi Maria†Holic a la même note ? J’ai adoré, c’est drôle, mais je suis loin d’avoir le même attachement à la série ! ». Bref, le constat est là : je ne sais pas noter.

Vu que je suis probablement pas le seul dans ce cas et que la question a déclenché de nombreux débats dans mon cercle d’amis ou sur Internet je me suis dis que je devais avoir quelque chose à dire à propos de la notation. A priori ça tracasse et intéresse du monde cette histoire ! Et c’est peut être bien lié au fait qu’on soit français ça, car comme le disait si bien François Truffaud : « Tous les français ont deux métiers, le leur et critique de cinéma » et cela s’applique très bien aux animés on dirait.

françois truffaut
Malin le bougre

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La seule vraie limite de Disgaea 2 c'est la quantité d'effort que vous êtes capable de fournir

  ·  Yamakyu ·  Jeu vidéo, Disgaea, Nippon Ichi Software, Tactical RPG, Jeux vidéo, Sama, ALERTE GROS PAVÉ ·  3 commentaires

Il y a quelques jours j’ai level up IRL, ce qui me semble être une excellente occasion pour finalement me poser quelques minutes et vous raconter mon amour pour Disgaea. Ne me regardez pas comme ça, c’est une intro tout à fait logique : après tout on peut difficilement parler de Disgaea sans parler de level up. La boucle est bouclée, CQFD, toussa toussa...

Disgaea est un jeu connu pour sa course à "qui c’est qui a la plus grosse" (force de frappe) et pour tout un tas de mécaniques bizarres, comme le fait qu’on puisse level up un perso jusqu’au niveau 9999. Puis retourner au niveau 1. Puis remonter jusqu'à 9999. Puis 1. Et ainsi de suite, plusieurs fois. Parce que ça permet d’en avoir une encore plus grosse à la fin. C’est une série de jeux qui prend le principe simple du "level up" qu’on retrouve dans une variété de jeux impossible à estimer, et la redimensionne dans des proportions délirantes si on veut. Mais pas que. Parce que Disgaea c’est une somme de mécaniques et de règles qui ont l’air super légitimes sur le papier, mais qui ont une profondeur assez absurde, ce qui les rend finalement assez folles quand on fait l’effort de creuser un peu. Et en fin de compte ça lui va bien.


Au fait, avant de partir dans le vif du sujet je voulais vous informer que Blue Screen of Life a un compte Twitter, pour vous tenir au courant de nos activités !

ALSO. J'ai jamais pris le temps de l'annoncer depuis le temps mais nous sommes référencés sur l'agrégateur Nanami ! Et plus récemment  BSOL  est référencé sur Sama aussi !

BREF. Bonne lecture !


Ma tronche quand je réalise que j'ai perdu les screenshots de mes 250 premières heures de jeu. Je vais illustrer au mieux malgré tout è_é

Disgaea, donc. Enfin, Disgaea 2 : Dark Hero Days. Je n’ai joué que quelques heures au premier en dehors de celui-ci. Mais, euh, j’y ai joué pas mal quoi ᕕ( ᐛ )ᕗ

Disgaea est une série de Tactical-RPG en vue isométrique développée par Nippon Ichi Software, qui compte aujourd’hui 5 opus et dont l’univers sert de base à autant de spin-off (Dimension 2 et Prinny : Can I Really be The Hero, pour ne citer que les plus populaires). La plupart des Disgaea sont sortis sur consoles Sony ; Playstation 2, 3, Portable et Vita. Mais avec Disgaea PC et Disgaea 2 PC, il semble que la série soit partie pour être portée sur PC. Notez par ailleurs que Disgaea premier du nom est aussi sorti sur Nintendo DS (Disgaea DS), et que Disgaea 5 a débarqué sur Nintendo Switch (et bien entendu je vais essayer de me le procurer à un moment ou un autre :>).

C’est p’t’être pas judicieux de dire un truc pareil en 2017 mais je suis désolé j’ai pas d’autre manières de l’amener, et je reste persuadé que dans une certaine mesure c’est vrai : la série des Disgaea est assez unique en son genre (c’est aussi vrai pour tout jeu ayant des intentions de game design hein). Par son univers, son sens de la démesure et surtout ses mécaniques. Le scénario, mouais. C’est vraiment pas ce pourquoi on joue à Disgaea. On joue à Disgaea plutôt pour tout ce qu’il y a derrière le plot, pour le post-game, tout ce qu’il se passe après qu’on ait battu le boss final.
Je ne dis pas que le jeu n’est pas intéressant avant son post-game, il l’est. C’est juste qu’en vous arrêtant après avoir battu le boss de fin, vous vous privez d’au moins les deux tiers du contenu brut du jeu (oui), et qu’assurément à terme le post-game représentera l’immense majorité du temps passé à jouer.

Maintenant, ça n’empêche pas du tout Disgaea d’être très bon jusqu’au boss de fin. La run principale propose suffisamment de contenu et de challenges pour contenter tout amateur de Tactical-RPG, sans pour autant demander 100+ heures de jeu. Mais à côté il y a ce sous-texte écrit en WordArt qui dit "Ok cool, mais il y a plus hein". Libre à vous de le prendre en compte ou pas, selon que vous ayez envie ou pas d’explorer les profondeurs abysses du jeu, et le cas échéant, à quel point. J’y reviendrai bientôt.


Capture d'écran (presque) autenthique de la fin du jeu. Ah le WordArt, cette discipline tellement sous-estimée

Avant même d’y jouer je connaissais un peu Disgaea de nom et de principe, car une amie de longue date m’avait longuement parlé de son univers et de ses personnages loufoques (si tu passes dans le coin tu te reconnaitras assurément, comment vas-tu o/ ?).
Du coup quand je l’ai enfin essayé chez Nomeji, j’avais quand même certaines attentes. Et elles ont été satisfaites en quelques minutes de tutoriel. J’étais convaincu au bout d’à peine 30 minutes quand je me suis rendu compte que les geo-panels (qui donnent des propriétés spéciales à des portions de la carte) permettent de jouer des batailles super tordues.
Après, il y a aussi que c’était mon premier Tactical-RPG. Je n’ai pas eu l’opportunité de jouer à Final Fantasy Tactics, Valkyria Chronicles, Tactics Ogre et autres Fire Emblem auparavant. Je ne doute pas de les apprécier si je m’y plonge hein ! Mais je doute néanmoins qu’il soit commun dans un T-RPG de se permettre autant de folies sur la conception des batailles que dans Disgaea. Quand tu te poses pour créer le contenu d’un jeu conçu pour avoir une profondeur pareille et une absence de limites rare dans un T-RPG plus standard, bah le résultat final il est *différent*. C’est vraiment ce qui m’a attiré en essayant Disgaea 1 chez Nomeji ; quand les premières maps avec des geo-panels sont apparues je me suis dit "p’tain mais y’a tellement moyen de faire des maps de malade avec ça". Bah c’était que le début.

Et Disgaea (2) ne m’a jamais déçu. Plus j’avançais et plus le jeu me balançait des conneries à la tronche. Y’a plein de moments où le seul terme que tu peux utiliser pour décrire les règles/mécaniques ou le contenu que le jeu te propose c’est "absurde". Disgaea est juste complètement absurde comme jeu, mais il a été conçu pour l’être, et c’est du bon design. Du coup ça lui réussi bien.


Arrivé au boss de fin, Disgaea 2 m’avait suffisamment plu pour me lancer dans le post-game et, euh, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si massif et si difficile.
Du coup j’ai eu une grosse phase de documentation, où j’ai lu pas mal de choses sur internet et cherché diverses ressources pour m’aider à débloquer le contenu caché du post-game, et pour comprendre un peu les subtilités et autres mécaniques très bizarres du jeu. Et c’est là que je me suis rendu compte de la véritable richesse et de la profondeur de Disgaea 2 : ses possibilités.

Ce que je veux dire c’est qu’il y a finalement assez peu d’éléments inutiles dans le jeu. Juste des éléments qui ouvrent un nombre plus ou moins grands d’options, qui ont parfois moins d’intérêt que d’autres. Une classe ou une arme peut paraître très sous-optimale quand on y jette un œil rapide, mais surpuissante quand on lui accorde suffisamment d’attention (je vous donnerai des exemples). Pour moi c’est l’intérêt neumbeur ouane de Disgaea 2 ; le jeu donne massivement des pistes au joueur (les différentes classes/monstres, les équipements, et ce qu’on peut en faire), et lui laisse les manipuler comme il veut. Même pour en faire les trucs les plus absurdement over-powered.

En échange de pas mal d’efforts par contre. Parce que ça se fera clairement pas tout seul.



Aujourd'hui sur notre chaîne BSOL Gaming ; du gameplay de Disgaea 2 sur une map très pratique pour level up dans le post-game ! Likez et partagez !


Permettez-moi de vous expliquer.


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